"Notre Petit Achraf" Vacciné à 2 ans devenu tétraplégique

Avant toute chose, pour la 'petite histoire'

Les parents d'Achraf avaient pris contact avec Mme Foucras qui a donné mes coordonnées avec mon accord et celles de mon site.

Puis, avec une amie malade, Patricia, on a voulu en savoir plus, étant touchées par ce grand malheur...

Patricia a décidé de soutenir de près Achraf et sa famille et s'est donc rendue à CASANBLACA.

Elle y retourne le 3 octobre pour être entendue au Tribunal suite à la plainte qu'ont déposée les parents d'Achraf (démarches qui durent depuis cinq ans contre le Laboratoire Glaxo Smith Kline).

Je vous laisse lire l'histoire du 'Petit Achraf', un adorable petit garçon aujourd'hui âgé de 7 ans, un visage d'ange...

Il est tétraplégique, souffre de la maladie de Guillain Barré mais sourit à la vie...

Image Hosted by ImageShack.us 

Un enfant paralysé par un vaccin : Un drame poignant

Achraf Diwane, 7 ans, est devenu tétraplégique suite à une injection d’un vaccin contre l’hépatite B, 'Engerix-B' de SmithKline Beecham qui a nié pendant 5 ans la responsabilité de son produit dans cette affaire. Or, une expertise récente du médecin légiste a établi un lien de cause à effet.

Vendredi 4 février 2000. Casablanca. Hasnaâ Diwane, son bébé dans les bras, entre dans une pharmacie du boulevard El-Fida, achète un vaccin contre l’hépatite B, 'Engerix-B', et se dirige vers un dispensaire de son quartier. Elle ne savait pas à l’époque qu’elle allait bouleverser complètement la vie de son enfant de 19 mois, Achraf Diwane. Comme toute les jeunes mères, après l’injection du vaccin, elle tente de bercer son bébé et calmer ses petits bobos.

En vain. L’intensité des douleurs va crescendo. Le petit Achraf ne cesse de pleurer, des maux terribles le rongent de l’intérieur et son état physique se dégrade. Alarmés, ses parents l’emmènent aux urgences du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Ibn Rochd, le dimanche 6 février 2000. C’est le début d’une descente aux enfers. ' J’ai remarqué qu’Achraf a changé depuis cette maudite injection du vaccin 'Engerix-B'. La première réaction du médecin qu’il l’a examiné, deux jours après cette vaccination, a confirmé nos doutes : ce changement brutal est dû à cette injection. Mais, le médecin qui assurait ce jour-là la permanence a refusé de l’admettre aux urgences arguant que son état nécessite des soins particuliers', se souvient Hasnaâ Diwane, les larmes aux yeux.

Les Diwane ne savent plus quoi faire. Abasourdis par cette réaction du service des urgences et assommés par un développement tragique de la santé de leur bébé, ils frappent, en désespoir de cause, à la porte de ' La goutte de lait'. ' Nous étions alors contraints de faire passer à Achraf la nuit du dimanche jusqu’au lundi dans 'La goutte de lait', un centre pour enfants abandonnés !', raconte cette jeune mère qui n’en revenait pas. Le lundi au petit matin, elle persiste et s’attache à son droit d’une hospitalisation au CHU d’Ibn Rochd.

Le petit Achraf reçoit finalement des soins et trouve une place à l’hôpital des enfants. 'Trop Tard! Achraf respirait à peine, ses mains et ses bras ont commencé à s’atrophier. Il ne pouvait plus prononcer un traître-mot. Il était là, mais n’est pas là', ajoute-t-elle, avec un brin de colère mâtiné d’amertume. Trois jours donc après l’injection de l’' Engerix-B ', Achraf n’est plus le même. Il sombre dans un profond coma. Un état végétatif pendant une durée de trois mois. De cette époque-là, Hasnaâ Diwane n’en a pas oublié une seconde : 'On a vu des vertes et des pas mûres. Achraf qui n’avait que 19 mois souffrait en silence : perte de poids, gêne respiratoire, trouble de déglutition…Après son réveil du coma, il était squelettique'. Mais, ce que cette jeune mère n’ose toujours pas à prononcer est que son fils en est sorti tétraplégique. Les Diwane savaient qu’on ne sort rarement indemne d’un coma de trois mois, mais ils espéraient que la chance serait de leur côté. S’ils croient au destin, ils insistent tout de même à chercher à comprendre les tenants et les aboutissants de cette tragique évolution de l’état physique et mental de leur enfant. ' Le lien entre l’injection de l’'Engerix-B' à mon fils et sa tétraplégie saute aux yeux. Il est clair comme de l’eau de roche que c’est cette vaccination qui est à l’origine du malheur de mon Achraf', note Hasnaâ Diwane. C’est ainsi que les Diwane ont porté l’affaire devant les tribunaux, en novembre 2000. La première expertise ordonnée par le Tribunal de première instance d’El-Fida Derb Soltane, à Casablanca, ne tranche pas sur le lien de causalité entre l’'Engerix' et la paralysie : le rapport avait conclu que cette évolution pourrait être due à cette vaccination. L’utilisation du conditionnel dans ce premier rapport a fait traîner l’affaire. Le deuxième rapport a été par contre établi par l’Ordre des médecins, mais là encore aucune précision claire et nette sur le lien de causalité. Le laboratoire SmithKline Beecham, le producteur de ce vaccin contre l’hépatite B, continue de plaider que son 'Engerix-B' n’y est pour rien dans ce cas. Et d’avancer le plus massu de ses arguments : la synchronisation entre la vaccination et le changement de la santé d’Achraf Diwane n’est pas une raison pour incriminer son 'Engerix-B'. Croyant, dur comme fer, que ' ' Engerix-B' est le vaccin par qui la tétraplégie est arrivée ', les Diwane ne baissent pas les bras.

Le Tribunal de première instance d’El-Fida Derb Soltane ordonne un troisième rapport d’expertise auprès du Professeur Said Louahlia. Directeur de l’Institut de médecine légale Ibn Rochd, il étudie minutieusement le dossier médical du petit Achraf et arrive à trancher le débat qui a tant divisé entre les Diwane et le laboratoire SmithKline Beecham. 'On apprend par le dossier médical d’hospitalisation que le début de la symptomatologie remonte au 7 février 2000, trois jours après avoir reçu une injection de vaccin anti-hépatite B, de type 'Engerix-B', par l’installation brutale d’un syndrome grippal avec impossibilité de marcher, trouble de la déglutition et gêne respiratoire', relève-t-on dans le rapport d’expertise du Pr. Said Louahlia. En notant que le produit incriminé n’était pas défectueux au moment de l’utilisation, il affirme qu’il n’existe aucune cause étrangère à la tétraplégie d’Achraf et que la chronologie des faits conduit à admettre le lien de causalité direct et non pas présumé de son existence entre l’injection du vaccin et la naissance de la maladie. 'Rien ne va à l’encontre d’une encéphalopathie post-vaccinale. Il existe un lien de causalité direct entre le vaccin et l’encéphalopathie du fait des critères d’imputabilité réunis', lit-on dans la conclusion de ce rapport d’expertise. Une conclusion, on ne peut plus clair, qui vient d’asséner un coup de grâce à un laboratoire qui a rejeté, pendant cinq ans, toute responsabilité de son produit concernant la détérioration de la santé d’Achraf.

SmithKline Beecham s’est obstiné, sans aucun fondement, à prétendre que son vaccin n’est pas en cause. Il suffit d’ailleurs de lire la notice de l’'Engerix-B' pour s’en convaincre. Dans le chapitre des effets indésirables, et avec des lettres à peine visibles, SmithKline Beecham note que son vaccin entraîne dans des cas ' très rares des effets indésirables sur le système nerveux central et périphérique : paralysie, neuropathie, névrite (y compris syndrome de Guillain-Barré, névrite optique et sclérose en plaque), encéphalite, encéphalopathie, méningite '. Pourquoi ce laboratoire s’acharne-t-il donc à renier des vérités qu’il a lui-même pris soin d’énoncer dans une notice-fleuve ? Pourquoi un pareil géant pharmaceutique ne ménage-t-il aucun effort à faire traîner une affaire alors que nous ne cherchons qu’une simple réparation de préjudice ? Pourquoi ne propose-t-on pas une hospitalisation à l’étranger à notre enfant et mettre fin à ce débat ? Ce sont-là des questions parmi d’autres qui taraudent l’esprit des parents d’Achraf.

La fin du calvaire des Diwane devrait être annoncée cette semaine, si seulement le Pr. Said Louahlia ne s’était pas absenté de cette audience du lundi dernier au Tribunal de première instance d’El-Fida Derb Soltane, en raison d’un voyage à l’étranger. Le juge a fixé un nouveau rendez-vous, le 20 juin prochain, où tous ceux qui ont suivi, de près ou de loin, ce dossier seront présents.
De cette audience du lundi dernier, Hasnaâ Diwane en parle sur un ton ferme : 'Pour cette séance précisément, j’ai tenu à amener mon fils. Les responsables de SmithKline Beecham étaient hors d’eux. Je n’oublierai jamais le dédain et le mépris avec lequel ils ont toisé Achraf'. Le 20 juin prochain serait probablement la date du dernier round d’un combat qu’un enfant tétraplégique de 7 ans mène, depuis cinq ans, contre le géant pharmaceutique SmithKline Beecham. Achraf Diwane vaincra.

Par : Atika Haimoud
Source : Aujourd’hui le Maroc

Image Hosted by ImageShack.us

Patricia Gouy : 'le combat continue'

L’affaire d’Achraf Diwane, victime du géant pharmaceutique Smithekline Beucham a été de nouveau reportée pour le 3 octobre prochain. La dernière audience a connu la présence de Patricia Gouy, la représentante des victimes de ce vaccin en France. Entretien.


ALM : Vous êtes au Maroc spécialement pour suivre les derniers développements du cas d’Achraf Diwane. Quelles sont les raisons de cet intérêt ?


Patricia Gouy : Achraf Diwane est la première victime médiatisée de ce vaccin contre l’hépatite B, au Maroc. Je m’intéresse de très près à cette affaire parce que je suis moi-même victime de ce vaccin. En France,  une association a été créée, rassemblant toutes les personnes qui souffrent le martyre à cause de ce produit. Je ne comprends toujours pas pourquoi le laboratoire pharmaceutique Smithekline Beucham refuse d’indemniser les Diwane, alors qu’il a bien inscrit sur la notice que l’'Engérix B ' a des effets secondaires sur le système nerveux.

Pour votre cas, avez-vous reçu des indemnisations ?

Mon cas est un peu particulier. J’étais en fait Aide-Medico-Psychologique dans un hôpital public, et précisément dans le service qui s’occupe des handicapés. Et avant d’exercer, il fallait absolument être vacciné contre l’hépatite B. J’étais donc obligée de le faire. C’était en 1994, j’avais 34 ans. Depuis, ma vie a basculé dans un cauchemar sans fin. Je vivais avec un rythme rapide, je faisais du sport, je m’occupais de mon foyer…Bref, je menais une vie normale. Je continue à toucher mon salaire, mais j’attends toujours d’être indemnisée. Le laboratoire m’a proposé une somme annuelle de 9200 euros, mais j’ai refusé. C’est minime par rapport à la souffrance que ce vaccin nous a causée. Mon état physique se dégrade de jour
en jour.

Quel est le nombre des victimes qu’a engendrées ce vaccin en France?

Tout d’abord, il faut rappeler qu’au milieu des années 1990, la France a connu une vaste campagne de vaccination contre l’hépatite B. Dans ce sens, l’ancien ministre de la Santé, Bernard Kouchner, s’est opposé à cette campagne de masse.
Les effets indésirables et néfastes de ce vaccin se sont vite manifestés. C’est ainsi que l’on compte actuellement 2600 victimes rien qu’en France. Seules une centaine de personnes ont été indemnisées.Le combat est difficile. Mais il continue.

Les victimes ont constitué une association appelée REVAHB. Quel est son rôle ?
Le 'Réseau Vaccin Hépatite B' a été créé en 1997 par des personnes atteintes d’effets secondaires graves apparus suite à une vaccination contre l’Hépatite B. L’objectif primordial du REVAHB est de faire reconnaître auprès du grand public la réalité des effets ravageurs du vaccin. Cette association joue également un rôle d’écoute et d’aide psychologique au profit des victimes .

Le 22-9-2005
Par : Atika Haimoud

Image Hosted by ImageShack.us

source : www.aujourd'hui.ma

 

Affaire Engerix.B

Bataille d’experts sur les risques du vaccin

· Un enfant de 2 ans paralysé après sa vaccination

· Le procès oppose sa famille au laboratoire fabricant

Après plusieurs reports en raison de l’absence des experts, le procès Diouane vs le vaccin Engerix.B a enfin commencé, le 10 octobre, au tribunal de première instance de Casablanca. Rappelons qu’Achraf Diouane a été paralysé en février 2000, deux jours après sa vaccination par l’Engerix.B. La famille a porté plainte contre le laboratoire fabricant et lui réclame une indemnisation de 10 millions de DH (cf. www.leconomiste.com).
Le juge a entendu la mère d’Achraf Diouane ainsi que quatre autres témoins.
Le professeur Saïd Louahlia, ex-directeur de l’Institut de médecine légale Ibn Rochd, qui exerce actuellement au Canada, ne sera finalement pas entendu par la Cour. C’est la mère de la victime qui a commencé les auditions. Elle raconte au juge qu’Achraf jouissait d’une excellente santé jusqu’au jour où le médecin de l’enfant lui suggère de le vacciner pour le prémunir contre l’hépatite B. «J’ai pris l’ordonnance et je suis allée acheter le vaccin auprès d’une pharmacie. Après, j’ai emmené Achraf au dispensaire pour que l’infirmière puisse le lui administrer», se souvient la mère. Le juge appelle alors l’aide pharmacien, Mustapha Mustaquim, qui reconnaît avoir vendu le vaccin à la mère d’Achraf, sans pour autant avancer une date certaine. Le juge lui demande s’il s’est bien assuré de la date de validité du produit. «Oui, votre honneur, répond-il; de toute manière, c’est automatique.
Après l’aide pharmacien, le juge appelle à la barre Abdellah Moutaïb, le médecin traitant d’Achraf, avant sa paralysie. En relatant les faits, Moutaïb reconnaîtra avoir suggéré à la mère d’Achraf de le vacciner en 1999, alors que le petit ne l’a été qu’en février 2000. «Pensez-vous que ce retard puisse avoir eu des conséquences néfastes sur la santé de la victime?» interroge le juge. «Non, je ne le crois pas. Ce vaccin peut être administré non seulement aux nourrissons, mais également aux enfants», répond Moutaïb. Le juge demande alors des explications concernant la méthode d’administration du vaccin et ses conséquences sur la victime. «Peu importe la manière d’administration. Les effets indésirables peuvent intervenir même si c’est moi-même qui administre le vaccin», explique Moutaïb.
Hamid Aroub, docteur en neurologie et médecin traitant d’Achraf après sa paralysie, est entièrement acquis à la cause de la famille Diouane. C’est Aroub qui a expliqué l’expertise du professeur Louahlia en affirmant, preuves médicales à l’appui, l’existence d’une relation de cause à effet entre l’administration de l’Engerix.b et l’état actuel du petit Diouane.
Après plus de deux heures de débats, le juge annonce à une salle presque vide (il ne restait plus que quelques minutes pour que le muezzin annonce la rupture du jeûne), la levée de la séance. Il fixe la prochaine audience, qui sera probablement la dernière, au 24 octobre.


Contre-argument


La défense de SmithKline Beecham Maroc et son représentant légal, Ali Sedrati, également présent à l’audience, s’appuie pour sa part sur le témoignage d’El Oauzzani Thami Makine, médecin. Selon ce dernier, rien ne prouve la responsabilité du vaccin dans cette affaire. De plus, Makine estime qu’il faut au moins deux mois après la vaccination pour que le syndrome de Guillain Barré apparaisse. Allégation à laquelle l’avocat des Diouane répond par une expertise et des études internationales prouvant l’apparition des syndromes suivant la première heure de vaccination.

Naoufal BELGHAZI

>

Image Hosted by ImageShack.us

source http://www.leconomiste.com/article.html?a=66071

Image Hosted by ImageShack.us>

Affaire Diwane : Smithkline Beecham condamné

Au bout d’un procès de cinq ans, le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi 7 novembre, Smithkline Beecham Maroc à payer 3 millions de DH de dommages et intérêts au petit Achraf Diwane, victime du vaccin Engerix.B.


Cinq ans après le procès sur la paralysie du petit Achraf Diwane, suite à sa vaccination avec l'Engerix.B, vaccin contre l'hépatite B, le Tribunal de première instance de Casablanca a rendu sa sentence lundi 7 novembre condamnant le laboratoire fabriquant le vaccin, en l'occurrence, Smithkline Beecham Maroc à verser au titre de dommages et intérêts une somme de 3 millions de dirhams à Achraf Diwane. Le verdict de cette instance judiciaire a été salué par le père d'Achraf. 'Je suis satisfait de la décision du tribunal.
La justice nous a rétablis dans notre droit. La condamnation du laboratoire est une victoire pour les droits de mon enfant.', se félicite Abdallah Diwane, père de la victime. Et d'ajouter : 'Il est clair que la somme de 3 millions de dirhams est insuffisante. Mon enfant a besoin de soins médicaux. Le traitement est très onéreux. J'envisage de l'emmener à l'étranger pour recevoir des soins de qualité. Cependant, l'essentiel est fait. Le plus important à mes yeux est la condamnation du laboratoire. L'argent du monde entier ne me rendra pas la santé de mon fils.'
Rappelons que la famille Diwane réclamait à la société Smithkline Beecham Maroc le paiement de 10 millions de dirhams en réparation du préjudice causé par l'incapacité à 100 % de leur fils unique Achraf.
Elle a mené depuis cinq ans une bataille sans merci réclamant fort que justice soit faite. En effet, c'est en 2000 que l'affaire a commencé. Achraf, moins de deux ans, était en bonne santé et ne souffrait d'aucune maladie. Ses parents ont jugé bon de lui faire un vaccin anti-hépatite B. Après administration du vaccin Engerix.B, utilisé effectivement contre l'hépatite B, son état de santé s'est dégradé.
L'enfant souffrait de douleurs, n'arrêtait pas de pleurer et respirer à peine. Ses parents décident alors de l'emmener à l'hôpital Ibn Rochd. Le médecin conclut à une paralysie pouvant être causée par l'injection de l'Engerix.B. Sans perdre de temps, la famille Diwane intente un procès contre le laboratoire pharmaceutique fabriquant le vaccin. Elle incrimine la société productrice de ce vaccin et lui incombe la responsabilité dans la paralysie de son fils. Un long combat judiciaire oppose les deux parties.
Le Tribunal de première instance d’El-Fida Derb Soltane de Casablanca ordonne une expertise médicale. Plusieurs rapports d'expertise ont été réalisés sans établir d'une manière claire un lien de causalité entre la tétraplégie de l'enfant et l'injection du vaccin Engerix.B. Cependant, le rapport du professeur Saïd Louahlia, ex-directeur de l'Institut de médecine légale Ibn Rochd, a été clair et sans équivoque. 'Il existe un lien de causalité direct entre le vaccin et l’encéphalopathie du fait des critères d’imputabilité réunis', lit-on dans la conclusion de ce rapport d’expertise. Le tribunal a donc délivré, lundi son verdict mettant fin au calvaire de la famille Diwane. Le laboratoire fera-t-il appel contre ce verdict ou non? Contacté par ALM, Ali Sedrati, représentant légal de Smithkline Beecham Maroc, n'a pas voulu se prononcer à ce sujet, indiquant que la décision revient au Groupe Smithkline Beecham. Par ailleurs, le tribunal a innocenté l'infirmière qui a administré le vaccin au petit Achraf.

Le 9-11-2005
Par :
Khadija Skalli



 30/05/2006

Affaire du vaccin contre l’hépatite B
Les Diouane remportent le 2e round




• La Cour d’appel confirme la condamnation du laboratoire SmithKline Beecham

• La troisième manche aura lieu devant la Cour suprême



Le litige opposant SmithKline Beecham Maroc (fabricant du vaccin Engerix.b) à la famille Diouane tournerait-il au profit de cette dernière? Il y a de fortes chances, puisque la Cour d’appel de Casablanca a confirmé hier, 29 mai, le jugement rendu en première instance contre le laboratoire. Ce dernier a été condamné par le TPI de la métropole fin 2005, au paiement des dommages et intérêts (3 millions de DH) au petit Achraf Diouane. Pour rappel, Achraf avait été paralysé suite à une vaccination à l’Engerix.b, en 2000 (cf. www.leconomiste.com). Comme en première instance, la Cour d’appel n’a retenu aucune charge contre Saâdia Dbaghi, l’infirmière qui a administré le vaccin au petit Achraf. Cette cour a donc conclu à l’existence d’un lien de causalité direct entre l’administration du vaccin (Engerix.b) et la paralysie d’Achraf. Ce qui constitue une jurisprudence beaucoup plus importante que celle établie en première instance. Et c’est ce qui semble déranger le plus les dirigeants de SmithKline Beecham. «Ce que vit le petit Achraf et sa famille est triste. Mais ce n’est pas une raison pour condamner un produit qui sauve des millions de personnes de l’hépatite B. Surtout si l’on sait que ce jugement risque de faire date et jurisprudence», explique Ali Sedrati, représentant légal du laboratoire au Maroc. Se trouvant à l’étranger au moment de l’annonce du jugement en appel, Sedrati affirme qu’il s’attaquera aux formalités du pourvoi devant la Cour suprême dès sa rentrée au Maroc. «On ne peut pas laisser une telle jurisprudence s’installer», estime-t-il. Même s’il porte l’affaire devant la plus haute instance judiciaire du Royaume, le laboratoire doit payer les 3 millions de DH de dommages et intérêts à la famille Diouane puisque contrairement à l’appel, le pourvoi n’est pas suspensif. Interrogé sur la question de l’exécution du jugement, Sedrati préfère parler du fondement de la condamnation (1re instance et appel). «L’exécution n’est pas le plus important dans cette affaire. Il faut se pencher davantage sur le lien de causalité entre la vaccination à l’Engerix.b et la paralysie, qu’aucune étude scientifique n’a pu établir d’ailleurs», souligne Sedrati. Un avis non partagé, bien entendu, par la famille Diouane qui souhaite une exécution rapide du jugement rendu en appel. «Maintenant que la Justice a tranché, il faut que le laboratoire s’exécute. Achraf a besoin de soins médicaux d’urgence et nous ne pouvons pas les assumer», soutient le père de la victime. La famille Diouane entamera les formalités d’exécution dans les plus brefs délais.



Fait générateur, préjudice et lien de causalité

Pour condamner le laboratoire SmithKline Beecham, le tribunal de première instance et la Cour d’appel se sont basés sur l’article 433 du code pénal. «Quiconque par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements, cause involontairement des blessures, coups ou maladies entraînant une incapacité de travail personnel de plus de six jours, est puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 120 à 500 DH ou l’une de ces deux peines seulement». Outre cette disposition, la condamnation requiert l’établissement d’un fait générateur, d’un préjudice et d’un lien de cause à effet direct entre les deux.



L'Economist

La Cour d'appel confirme le jugement du tribunal de première instance

www.aujourd'hui.ma/journal

 PREMIERE VICTOIRE CONTRE LES LABOS !

Affaire Achraf : le calvaire d’une mère

Le petit Achraf paralysé à cause d’un vaccinHasnaâ Diwane, la mère du petit Achraf, paralysé suite à sa vaccination avec Engerix.B, se dit satisfaite du verdict de la Cour d'appel de Casablanca. Toutefois, ma souffrance, estime-t-elle, est loin d'être terminée.


ALM : La Cour d'appel de Casablanca a prononcé son verdict lundi 29 mai en condamnant Smithkline Beecham Maroc à payer 3 millions DH de dommages et intérêts à Achraf. Etes-vous satisfaite de cette sentence ?
Hasnaâ Diwane : Bien évidemment que je suis heureuse et satisfaite de la décision de la Cour. La justice nous a rétablis dans notre droit. La condamnation du laboratoire est une victoire pour les droits de mon enfant. Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai pleuré. L'émotion était forte et toutefois, il ne s'agit là que d'une indemnité matérielle. Et sur le plan moral ? Qui nous rendra la joie d'autrefois? Mon fils a souffert énormément pendant six ans et continue d'endurer des douleurs physiques considérables. Son père et moi avons également souffert des douleurs indicibles dans notre esprit, dans notre âme et dans nos corps. En tout cas, l'essentiel est fait. Le plus important à mes yeux est la condamnation du laboratoire. L'argent du monde entier ne me rendra pas la santé de mon fils.

Que comptez-vous faire avec cet argent ?
Mon enfant a besoin de soins médicaux de qualité. Le suivi médical est certes long. Le traitement est très onéreux. Je ne sais pas si la somme de 3 millions de dirhams est suffisante pour couvrir les frais des soins. 
Son père et moi envisageons de l'emmener à l'étranger pour recevoir des soins de qualité. Nous avons déjà contacté des hôpitaux en France et au Canada. Nous n'avons pas encore reçu de réponse. Maintenant, il poursuit des soins de kinésithérapie à raison d'une séance par jour car il a des difficultés respiratoires.

Qu'avez-vous enduré durant ces six années de bataille en justice ?
Quand mon fils est né, nous étions heureux. Comme toutes les mères du monde, j'espérais le meilleur à mon fils. Je le regardais grandir devant mes yeux. Je pensais à son avenir, à ce qu'il deviendra quand il sera homme. J'ai porté tous mes espoirs sur lui. Le bonheur et l'espoir envahissaient nos cœurs.
Depuis l'an 2000, date de la tragédie qui nous a frappé, nous vivons un véritable drame. Ma vie a été chamboulée. Tous mes rêves sont tombés dans l'eau. Je ne suis plus la même personne. Je suis devenue très nerveuse et angoissée. A la maison, l'ambiance est triste. Chaque jour apporte son lot de peines.
L'état de santé d'Achraf se dégradait petit à petit et je ne pouvais rien faire pour atténuer ses douleurs. Il éprouve des difficultés respiratoires surtout durant la saison d'été. C'est difficile pour une mère de voir son propre enfant subir une telle souffrance. Tout ce que je souhaite pour le moment est que l'état de santé de mon fils s'améliore, qu'il arrive au moins à s'asseoir et à tenir un objet entre ses mains. Ceci représente pour moi une grande avancée.


 Six ans de bataille judiciaire

C'est en 2000 que l'affaire d'Achraf a commencé. Âgé de moins de deux ans, il était en bonne santé et ne souffrait d'aucune maladie. Ses parents ont jugé bon de lui faire un vaccin anti-hépatite B. Après administration du vaccin Engerix.B, son état de santé s'est dégradé.
Ses parents décident alors de l'emmener à l'hôpital Ibn Rochd. Le médecin conclut à une paralysie pouvant être causée par l'injection de l'Engerix.B. La famille Diwane intente un procès contre le laboratoire pharmaceutique fabriquant le vaccin. Un long combat judiciaire oppose les deux parties.
Au bout d’un procès de cinq ans, le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi 7 novembre 2005, Smithkline Beecham Maroc à payer 3 millions DH de dommages et intérêts au petit Achraf. Après quoi, le laboratoire a fait appel

http://www.aujourdhui.ma/societe-details46767.html

Commentaires (97)

1. GOUY 28/09/2005

Merci mon amie pour ton aide à la communication, et ton soutien au quotidien. Le cas d'Achraf mérite que je fasse ce deuxième voyage au MAROC, je pense que c'est mon dernier saut, car je suis épuisée et les difficultés à ventiler vont croissantes. D'autres victimes bénévoles prendront le relais je l'espère pour un rassemblement encore plus grand. Diffuser l'information et aller vers ceux qui n'ont pas les moyens de bouger ou de parler suite à des paralysies multiples post-vaccinales. Et que toutes les victimes de la vaccination pensent à se faire resencer par le REVAHB.

2. danie 09/10/2005

Bonsoir,
concernant l affaire du petit Achraf victime d un vaccin vous pouvez voir dans ""l économiste"" un article très interressant et qui pose la question oui ou non le vaccin engérix B est il dangereux.http://www.leconomiste.com/accueil.html

3. DANIE 27/10/2005

C'est scandaleux les labos brassent assez d argent pour indemniser la famille et pour que ce petit bonhomme puisse être pris en charge dans les meilleurs conditions possible....

4. oubihi 15/11/2005

j'ai trois enfants que j'ai vaccinés avec engerix et on m'a dit que engerix causerait la sclerose en plaque apres 20 à 30 ans . Est ce qu'il ya eu des études qui l'on prouvé et si c'est le cas qu'est ce qu'on attend pour le retirer du marché

5. allal moukhtari 16/01/2006

en depit de l'indemnisation du malheureux achraf,la justice devrait etre serieuse et ferme pour tomber des peines correctionnelles envers les malfaiteurs .

6. omar chentouf 02/09/2006

je suis de maroc agee 22 de tetouan jahbite a la compagne je suis etudiant et mon frere agee 24 etudiant a la faculte de sciene et mnt maladie guilain barre de 20/07/06 dans l hospital sanya daramalet mon pere ne travail pas et le midicament tres cher et j ai 8 frere alors tu veux me aide et meri bien

7. MEDNOUNI Djillali 07/04/2007

bonsoir/bonjours moi je suis un collegue du pere d Achraf et je voudrais porter l attention sur le calvaire de ce bonhomme gentil et serviable que le destin a voulu qu il endure avec la maladie de son fils son temps reparti entre son travail et la recherche d un espoir pour son fils que des marathons sans fin
lui qui voulait comme tout pere voir grandir son enfant et le voir un jour grand bien dans sa peau en bonne sante bref le voir normal
un pere qui n a connu aucun moment de repit a tel point qu il a perdu tout gout de vie car il ne vivait que pour voir la justice etre de son cote il ne se laçait pas et avait confiance en Dieu et ça justice devine et il disait toujours qu il vaincrait car il lisait sa victoire dans les yeux de son fils chaque fois qu il entrait chez lui et que celui-ci lui souriat.
Diwane a vaincu la multinational car il etait croyant un gentil petit homme comme dans ses habitudes
courage et bravo Diwane et bravo maitre Kahlaoui.

8. FERNANDEZ 14/01/2008

Ma fille est atteinte de Sclérose en plaques depuis son injection de 1996. Un procès est actuellement en cours.... elle est infirmière et a subit le vacccin c/Hépatite B de façon "obligatoire". On ne se décourage pas car on est absolument convaincu du lien vaccin/maladie. S'il n'y pas de reconnaissance par les laboratoires, c'est d'autant plus grave, car si on continue cela coutera plus cher encore de rendre des gens malades que de les indemniser... la souffrance endurée morale et physique n'est même pas réparable... c'est donc encore plus grave..... Les laboratoires se remettront-ils en cause une bonne fois pour toutes ? Nos responsables prendront-ils leur responsabilité. UNE GRANDE ETUDE DOIT ETRE FAITE, LES RESULTATS PUBLIES !! Fini ce silence de... lâches !!!!

9. ioioi 14/01/2008

je suis triste pour vous

10. Aurélia 01/02/2008

Bonjour,
Je viens d'apprendre ce jour la mise en examen de 2 laboratoires dont smithkline. Mon petit frère a déclaré une sclérose en plaque en janvier 2006 à 26 ans. Nous avons été vacciné tous les deux en 1994 avec ENGERIX B. Je me souviens avoir eu mal pendant plusieurs semaines. Mon petit frère, lui, a hérité la maladie. Quand on en parle au médecin, ils disent que ça n'a rien a voir avec la vaccination. Bizarrrement lorsqu'en 2000, j'ai demandé si je devais faire le rappel, mon médecin m'a dit que j'avais eu une dose de cheval, qu'il était étonnant que je n'ai pas eu d'effets secondaires. Mon frère lui, les a eu. J'espère que cette fois, il y aura une justice et que les labos seront condamnés. l'histoire d'Acharaf m'a touchée. Je suis triste pour lui.

11. Caroube 12/02/2008

Bonjour Aurélia, je ne sais pas si tu le sais mais si tu t'adresses comme je l'ai fait à l'association Action Santé Environnement, il y a possibilité pour ton frère qu'il se constitue ainsi partie civile pour zéro cent de frais de justice (car l'asso prend tout en charge) dans l'affaire en cours où ces labos sont mis en examen pour tromperie aggravée...

Si ce type de démarche ultralégitime t'intéresse, n'hésite pas à m'envoyer un mail et je t'expliquerai tout!!

Amicalement

12. Virginie 29/04/2008

Votre affaire m'a profondément touchée... Bon courage!
Tendres baisés au petit Ashraf

13. dawd (site web) 13/11/2009

Progiftstore.com,a trustful manufacturer who produces replica watch can provide you with cheap rolex air king replica watches.


Our store gives you a great possibility of ordering a high quality replica watches on-line without leaving your home.


We offer you the men's and ladies' replica watches, designer replica watches, Swiss and UK replicas and other replica watches for sale.

15. john (site web) 17/01/2010

Straight to the point, if these broke down at 8pm, i`d replace them at 8.01pm. I cannot live without ghd straighteners. I straighten my hair every day. They leave my ghd styler, smooth and frizz free, unbelievable. I also purchased a pair for my daughter and have also purchased two chi discount salemakes which were as expensive but not as good

16. GHD hair straightener (site web) 12/03/2010

so good ,do you want to buy ghd hair straightener or ghd flat iron?ghd hair straightener online sale store.the best ghd straightener seller you can <br>trust .

17. Chi Hair Straightener on sale (site web) 12/03/2010

yes,right .chi flat iron are very popular for the hair straightener ,finding a great chi flat website is probably one of the best ways.

19. mbt shoes (site web) 31/03/2010

welcome to buy mbt healthy shoes

20. mbt (site web) 31/03/2010

mbt shoes in stock

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site